Breaking : intention
Breaking s'appuye sur un matériau textuel issu des réseaux sociaux de l'internet. A partir des messages postés par les internautes concernés par un événement précis, qui se produit quelques jours ou semaines avant la représentation, la pièce est entièrement écrite à partir d'un ensemble de textes, d'images, de sons et de vidéos trouvés sur le réseau. Breaking se veut une oeuvre qui relève à la fois de la performance "scénique" et du documentaire. De la performance, parce le temps réel est au centre. Documentaire, parce que les "personnages" et la dramaturgie sont issus de la réalité.
Traiter de l'actualité dans le cadre d'une performance en temps réel
Breaking demande à être élaboré à chaud, ce qui constitue un défi particulier. Nous avons donc conçu un protocole de travail qui nous permet de réagir rapidement en fonction de l'actualité du moment, grâce à l'utilisation d'internet et de sites tels que Twitter. Ce rapprochement entre le temps de l'événement et celui de la représentation donne lieu à une autre façon d'aborder l'actualité du moment, dans son épaisseur humaine. Notre volonté est de montrer que le spectacle vivant peut avoir son mot à dire dans un domaine qu'il a déserté depuis longtemps au seul profit des médias de masse.
Un lien entre les spectateurs et le monde tel qu'il est
Une des priorités du dispositif scénique et de la dramaturgie est de créer un lien direct entre les spectateurs et ceux qui sont pris dans ce qui peut être une révolte politique, un conflit social, une catastrophe naturelle, ou confrontés à un fait divers. C'est pourquoi nous avons opté pour une scénographie immersive, qui place les spectateurs en situation de choisir eux-mêmes où ils veulent regarder, au lieu de nous limiter à une scène classique.
